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Paul Bergeot
CHAMPAGNE : LA
COUPE EST PLEINE
LES DANGERS DE LA PROSPÉRITÉ |
La Champagne riche
et prospère que nous connaissons - que l'on soit négociant
ou vigneron - ne date réellement que de 1945-1952. Même encore
peu de temps avant la guerre, c'est-à-dire entre 1930 et 1940,
seules quelques grandes marques vivaient dans la sécurité,
voire l'opulence. [...]
Une politique de dividendes,
qui bien souvent n'existait pas dans les affaires à structure familiale,
une nécessité de dégager des résultats bénéficiaires
ont transformé le visage de la Champagne
en vingt ans. Et cette mutation n'est pas terminée ! Dans le contexte,
la tradition de la Champagne a néanmoins
été respectée ; en effet, prospérité
et expansion sont le fruit d'une appellation d'origine, bien utilisée,
servie par une entente intelligente entre le négoce et le vignoble,
puis consolidée sur la base d'une conjoncture particulièrement
favorable. Si l'on ajoute à cela le travail en profondeur effectué
avant et après la guerre par les grandes marques en faveur de l'exportation
et du prestige du champagne, il est inutile
d'aller chercher plus loin le secret de la réussite champenoise
: appellation d'origine, entente grandes marques-vignerons, politique
de qualité, dynamique commerciale des négociants. Si l'une
ou l'autre de ces conditions disparaît, rien ne va plus.
1980
1980
Champagne : la coupe
est pleine
Les dangers de la prospérité |
Sommaire
Préface de Michel Debatisse
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Chapitre 1
Une enfance dans les vignes
Chapitre 2
H.E.C., bouchons... et champagne
Chapitre 3
Une marque centenaire se réveille...
Chapitre 4
Du raisin et des lois
Chapitre 5
La patience du vin et des hommes |
Chapitre 6
Construire, c'est prévoir
Chapitre 7
Besserat : du champagne et des hommes
Chapitre 8
Salon : le champagne des années folles
Chapitre 9
Fragile prospérité
Chapitre 10
Le bon choix |
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