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Champagne et
Vitrail, Verrerie, Mosaïque, Faience, Emaux, Porcelaine.
LE VITRAIL
Après la dernière guerre, les professions
du champagne avaient offert à la cathédrale de Reims un Vitrail
du Champagne, avec le concours de leurs représentants
à l'étranger, des professions liées au champagne
et de nombreux amis du champagne et de la cathédrale, appartenant
à toutes les nationalités. Ce vitrail, inauguré en
1954, remplaçait celui de la grande verrière sud, détruit
pendant la première guerre mondiale. Il est l'œuvre du Rémois Jacques Simon, dont
le grand-père, Pierre Simon, déjà
maître verrier, fut le collaborateur de Viollet-le-Duc et
dont le gendre Charles Marq et la fille Brigitte Simon Marq,
ainsi que leur fils Benoît, continuent brillamment la tradition
familiale.
Le vitrail se compose de trois lancettes d'une hauteur
de 10 mètres, surmontées de trois oculi de 2,40 mètres
de diamètre, destinés à ménager une transition
avec la rosace qui les surplombe et qui avait été remise
en place avant la dernière guerre. Dans la partie inférieure
des lances sont représentées les armes de Champagne, encadrées
par celles de Reims et d'Épernay, des scènes du vignoble,
de vendange et de travail du vin auquel est associé Dom
Pérignon. On y voit également des manifestations de
l'activité des industries liées au champagne. En bordure
figurent l'outillage du vigneron et du caviste, ainsi que les églises
de quarante-quatre localités du vignoble avec les noms de celles-ci.
En prenant de la hauteur, du plan terrestre le vitrail s'élève
au plan divin, avec la représentation des saints patrons Jean et
Vincent, le pressoir mystique surmontant la grappe de Chanaan et le Christ
transformant l'eau en vin. Au sommet des lances, des anges vêtus
de blanc sonnent de la trompette ou portent des flambeaux et recueillent
le sang du Christ. Les oculi présentent au centre l'agneau immolé
et, latéralement, les symboles eucharistiques, le pain et le vin.
Le Vitrail du Champagne répond par ses couleurs
à la célèbre rosace du XIIIe
siècle qui orne la façade principale.
Sem, caricaturiste mais aussi auteur littéraire,
l'a décrite telle qu'il l'a vue en 1917, splendide ostensoir
de soleil, crevé en maints endroits. Il avait ramassé
quelques petits fragments miroitants parmi les gravats et avait
retrouvé dans ces fragments de verre pétrifié,
le rouge velouté des vieux vins de Bordeaux, le feu sombre des
bourgognes, l'or vivant et pailleté des champagnes, l'ambre de
la vénérable Chartreuse (580).
LA VERRERIE
De tous temps les cristalleries et verreries ont produit
des flûtes, coupes et verres à champagne d'un intérêt
artistique certain. Parmi les plus prestigieux des modèles qui
ont vu le jour depuis la dernière guerre figure le verre Ange,
créé en 1948 pour répondre à une demande
du C.I.V.C. (Vignerons et Maisons de Champagne).
Il est dû à Marc Lalique qui, en le dessinant, s'est
certainement senti inspiré par les origines champenoises de son
père, le grand décorateur René
Lalique, né à Ay, qui avait lui-même
créé en 1916 pour la cour de Russie, dont ce fut une des
dernières acquisitions, des coupes entièrement dorées
à la feuille. Il évoque le fameux «ange au sourire»
de la cathédrale de Reims et porte à l'extrémité
supérieure de la jambe la minuscule réplique de sa tête,
exécutée en relief, et surplombée par deux ailes
gravées enveloppant la base du calice2.
Il faut citer aussi, pour sa finesse et la distinction de sa forme, la
flûte Dom Pérignon de Baccarat, qui illustre
bien l'un des slogans de la marque : Quelques millimètres d'épaisseur,
trois siècles de renom.
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Se rattachant indirectement à
la verrerie, mais très étroitement aux arts décoratifs,
on peut mentionner ici les plaquettes
munies d'une chaînette ou d'un cercle
de métal qui étaient autrefois utilisées
pour identifier le champagne servi en carafe et dont elles ornaient
le col. Analogues à celles que l'on trouve habituellement
sur les flacons des caves à liqueur, elles sont en porcelaine,
en faïence, en provenance notamment de la manufacture champenoise
d'Aprey, en argent, en vermeil ou en or. L'inscription champagne,
également en Grande-Bretagne champaigne, est
souvent enjolivée par d'agréables motifs viticoles. |
Dans le domaine des bouteilles, on a déjà
dit que pour les cuvées spéciales, certaines se signalent
par leur caractère artistique. Deux au moins doivent être
citées ici, celle du Belle Epoque de Perrier-Jouët,
qui reproduit un modèle créé en 1902 pour la maison
par Gallé, qui avait fait courir sur le verre des pavots
en relief au liseré doré très modern style, et la
champenoise transformée pour Taittinger
en 1983 par Victor Vasarely en un «vega double»,
typique de l'art cinétique.
| LA MOSAÏQUE, FAIENCE & EMAUX |
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Reims a la rare particularité de posséder
un immeuble dont
la façade sur rue est abondamment décorée
de mosaïques à sujets viticoles. Situé 6 rue de
Mars, (près de l'hôtel de ville), il a été construit
pour la Maison Mumm,
en 1898, par l'architecte Kalas,
que l'on a déjà rencontré comme auteur du Palais
du champagne de l'Exposition de 1900. |
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Les
mosaïques sont l'œuvre de Blanc et Guillonnet, auteurs des
cartons, et de Guilbert-Martin, mosaïste. Elles sont disposées
en une frise décorative de trente mètres sur quatre, divisée
en panneaux figurant les vendanges, l'assemblage,
le dégorgement,
le ficelage (
ou museletage). Les personnages sont grandeur nature et on y a représenté
tout l'outillage viticole de la Champagne de la fin du XIXe siècle,
avec une grande précision dans les détails. Outre leur intérêt
documentaire, ces
mosaïques, d'une agréable composition, d'une grande finesse
d'exécution, d'une heureuse polychromie pleine de nuances, sont
incontestablement des œuvres d'art.
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En 1935 un artiste rémois
Jean Goulden (1878-1946) a réalisé dans son atelier
du 3 bis cours Anatole-France un précieux coffret en
argent massif orné d’émaux. Cet écrin était
destiné à protéger plus ancien verre à champagne
d’Angleterre. Ce royal présent fut offert par les Vignerons,
et Maisons de Champagne à l’occasion du Jubilé d’argent
de l’accession au trône de Grande Bretagne du Roi George
V et de la Reine Mary. |
Un journaliste
de l'époque rapporte l'événement dans le journal
régional, Le Nord-Est du 7
mai 1935 :[...] L'Angleterre s'étant toujours révélé l'un
des meilleurs et l'un des plus fidèles clients du Champagne, ses
producteurs ont eu la délicate pensée d'offrir au roi et à la
reine un souvenir spécial: le plus ancien verre anglais à Champagne,
présenté dans un reliquaire en argent massif, décoré et
enrichi d'émaux par l'artiste champenois M. Jean Goulden.
Seau doré à l'or fin, décoré
de motifs en émaux |

Seau d'époque 1900 à motif floral
en émaux
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FAIENCES, CÉRAMIQUE
Les régions les plus réputées ont
utilisé la Champagne et le champagne pour illustrer leurs oeuvres
et en particuliers Sarreguemines
 
Emaux d'art longwy
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Spécialité
de Villenauxe
"Barbotines" de porcelaine ou faïence |
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Assiette
Uzschneider en faience de sarreguemines
(1840-1860 ) |
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L’éventail ne protège pas du bouchon de champagne !
Faïence de Sarreguemines |
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Ancien moulin à café mural Peugeot
en porcelaine de Sarreguemines
illustré de vignes de Champagne
(signé P. Fouillie - 1920) |
Des dès à coudre en porcelaine des années 50 illustrent la Champagne et le champagne.
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