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Exposition universelle de 1900 à Paris
Inauguration 14 avril - 12 novembre 1900 Fête des vendanges
Deux millions de visiteurs au Palais du Champagne
parmi les Pays ou Régions du Monde
Indochine (Viêt Nam, Laos, Cambodge)
L’«Indochine» était en 1900 une colonie française
regroupant
Viêt Nam, Laos et Cambodge.
La notion géographique actuelle d'«Indochine» ou de «Péninsule indochinoise»
désigne tous les pays situés entre l'Inde et la Chine,
et inclue également Birmanie, Thaïlande et Malaisie.

Pavillon d'Indochine à l’Exposition universelle de 1900 à Paris
L’imposant monument du Pavillon d’Indochine à l’Exposition universelle de 1900 de Paris s’élève au milieu des jardins du Trocadéro. Il est la fidèle reproduction d’une des plus anciennes, des plus gracieuses et vénérables pagodes de notre possession du Cambodge...
Le Phnom de la ville de Phnom-Penh, capitale du Cambodge, est situé à quelques minutes du palais du roi Norodom, derrière la résidence supérieure de France. Il s'élance gracieux et léger, surchargé d'or et de sculptures bizarres, au sommet d'un monticule fleuri, au milieu de pelouses verdoyantes, de bosquets superbes de palmiers et de bananiers.
Des escaliers très raides, à la mode du pays, permettent aux nobles visiteurs, aux bonzes habillés de jaune et aux peuples, les jours de fête, d’aller visiter le bouddha d'or et de marbre, calme, songeur et ventru, couvert de broderies, d'ex-voto et de colliers d'une richesse inouïe.
Autour du pittoresque monument, nous voyons groupés les uniformes de la légion étrangère et de nos troupes d'Orient et d'Extrême-Orient : le cipaye des Indes, le tirailleur tonkinois, le milicien annamite. L'échauffourée sanglante de KwanTchéou-Van est encore trop récente pour que nous ayons à rappeler les services que nous ont rendus ces troupes indigènes si vaillantes, si résistantes, si disciplinées, qui ont souvent, et sans compter, versé leur sang au service de la France.
L'œuvre accomplie dans notre belle colonie d'Extrême-Orient par M. Paul Doumer (ancien ministre des finances, Gouverneur général de l'lndochine) à force de travail, d'intelligence, de patience et de volonté, est immense, tant au point de vue colonial et financier, qu'au point de vue militaire et de l'extension de l'influence française dans tout l’Extrême-Orient. Il lui est arrivé, malheureusement, ce qui arrive trop souvent en notre beau pays de France : étant homme d'idée, d'action et de travail, il s'est trouvé en butte aux tracasseries et aux mesquines jalousies des mandarins, grands et petits, du quai d'Orsay et du pavillon de Flore. (Le Petit Journal du dimanche 8 Avril 1900.)

Pavillon d'Indochine à l’Exposition universelle de 1900 à Paris
Vingt mille Maires de France, conviés à un banquet lors de l'Exposition universelle de 1900 à Paris :
« pendant tout le repas, on entend choquer des verres et prononcer des toasts .../... au champagne .../... Tout le monde était enchanté et le disait. » (Almanach Vermot 1901.)
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