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HISTOIRE DU CHAMPAGNE : Exposition universelle de 1889 : Pavillon du Champagne
Exposition universelle de 1889 à Paris

 Le Palais du Champagne
parmi les pavillons ouverts au  32 millions de visiteurs du Monde


<a href=Tour Eiffel
Foudre Mercier

    
    
Le Pavillon des Grande Marques et Maisons de champagne à l'Exposition universelle de 1889
était situé sur le Champs de Mars avec tous ceux illustrant  l'Art et l'Industrie.
     Parmi les symboles les plus éclatants de cette Exposition universelle, on se souvient de :
     - la Tour Eiffel et le Palais du Trocadéro (remplacé en 1937 par l’actuel Palais de Chaillot) ;
     - du pavillon des Grandes Marques de champagne (1er grand prix) ;
     - du foudre de la Maison Mercier venu d’Epernay en Champagne tiré par des bœufs.
     L’Exposition universelle de 1889 marquera l'émergence de l'Ecole de Nancy et l'arrivée de l'Art nouveau en France. Bilan : 32 millions de visiteurs, 61 700 exposants, sur une superficie de 50 hectares.

Pavillon du Champagne : Carte des terroirsCépages, Cycle annuel des travaux des vignes & des caves justifient l’attribution du Grand Prix, plus haute des récompenses allouées aux exposants.


Extrait des propos du Député Prévet relatifs au Pavillon du champagne
(Archives statutaires des Grandes Marques & Maisons de Champagne du 21 mai 1890.)

     Au point de vue de l'esthétique, c'était une merveille de bon goût, d'autant plus remarquable que les éléments principaux qu'il fallait nécessairement y faire figurer semblaient moins devoir se prêter à un agencement artistique.
     Au point de vue pratique, l'exposition collective du commerce des Vins de Champagne offrait aux yeux des visiteurs une démonstration complète de tout ce qui se rattache à cette industrie, tant dans son ensemble que dans ses détails.

    
Une superbe carte viticole du département de la Marne, dressée par M. Cornu, d'Épernay, à l'échelle de 1/10000e nous montrait tout d'abord dans toute son étendue l'important vignoble de la Champagne, occupant une superficie de 14 000 hectares répartis en trois parties principales : la montagne de Reims, où sont situés les grands crus de Bouzy, d'Ambonnay, de Verzenay, de Verzy, de Sillery, de Mailly et de Rilly, pour ne citer que les principaux ; la côte des Blancs, ou Montagne Blanche, ainsi nommée parce qu'elle produit un raisin blanc particulièrement fin et délicat, et dont les crus les plus importants sont : Cramant, Avize, le Mesnil, Oger, Grauves, Cuis, etc. ; et enfin la vallée de la Marne, où l'on remarque principalement les noms des crus célèbres d'Aÿ, Mareuil, Champillon, Hautvillers, Dizy, Pierry, Cumières, etc.
     Après nous avoir fourni ces premières notions générales, l'exposition du Syndicat (devenu depuis Union des Maisons) fait passer sous nos yeux les diverses phases du traitement et du mode de culture auxquels les vignes de la Champagne sont soumises, traitement et mode de culture qui, combinés avec les espèces spéciales de cépages employés par les viticulteurs champenois, et surtout encore avec la nature du sol qui les nourrit, donnent aux vins mousseux de la Champagne leur cachet particulier de finesse et d'élégance, qui ne saurait se rencontrer dans les vins mousseux produits par d'autres contrées.
     Ces travaux, qui commencent en octobre pour se continuer pendant tout le cours de l'année sans interruption, nous conduisent jusque fin septembre ; une série de réductions-miniatures nous ont fait assister à ces divers travaux.
     Une nouvelle série non moins intéressante nous fait assister vers la fin de septembre à l'importante opération des vendanges, celle qui a pour but de recueillir le raisin, de l'amener des vignes au vendangeoir, où, chargé sur des pressoirs de divers systèmes, il est soumis à plusieurs pressions successives, etc.»

     …/…Les extraits qui précèdent suffisent pour montrer dans quels termes flatteurs l'Exposition collective du commerce des Vins de Champagne a été appréciée ; et c'est avec une satisfaction bien légitime que nous terminerons ce qui est relatif à cette partie considérable de nos travaux, en vous rappelant qu'elle a valu à la collectivité qui s'est constitué pour la soutenir et l'exécuter, le Grand Prix, c'est-à-dire la plus haute des récompenses allouées aux exposants.

Un foudre de 200 000 bouteilles fut tiré par des bœufs d'Epernay à Paris pour l'exposition universelle de 1889

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