De la Rhodésie au Zimbabwe
Champagne dans les fonts baptismaux.

 
Le nom de Rhodésie provient de Cecil Rhodes, colonisateur britannique, fondateur et administrateur de ce territoire entre 1889 et 1896.
Plus de 30 ans auparavant (en 1855), David Livingstone (1813-1873), médecin missionnaire et explorateur écossais de premier plan, y avait découvert les chutes Victoria (localement appelées «Mosi-oa-Tunya» ou «fumée qui gronde») situées sur le fleuve Zambèze (frontière entre Zambie et Zimbabwe). Le fleuve se jette alors sur une hauteur de 128 mètres avec un bruit assourdissant qui porte à plusieurs dizaines de kilomètres.
 
 
En 1872, le célèbre chasseur Frédérick Selous, (alors âgé d'à peine 21 ans), est l'un des rares blancs à voyager dans le Matabeleland. Il est reçu par le Roi Ndebele : Lobengula dont il gagne la confiance et qui lui accorde le droit de chasser sur ses terres. En 1890, Frédérick Selous prend la direction d’une colonne de pionniers financée par Cecil Rhodes et participe à la colonisation de la Rhodésie par les armées anglaises. Il organise un pacte avec le Roi des Matébélés, Lobengula qui accepte de céder à la Société Commerciale de Cecil Rhodes (BSAC) les territoires du Matabeleland, jusqu’en 1896. Un auteur, André CHARMELIN raconte dans un article du  journal hebdomadaire des Voyages que la fourniture de vins de champagne aurait été un élément déterminant de cette décision.
En 1896, les populations locales se révoltent, la BSAC renonce à ces territoires (1923) qui deviennent colonie britannique autonome puis état indépendant en 1980 sous le nom de Zimbabwe.