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ORGANISATIONS
PROFESSIONNELLES DU CHAMPAGNE
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Taittinger
adepte du mécénat |
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Depuis
toujours, l'équilibre financier des comptes s'impose aux Maisons. Faute
de bénéfices, c'est la vie de l'entreprise qui est en cause, les fournisseurs,
les salaires, les avantages sociaux, parfois même les emplois.
Mais dès que les comptes sont équilibrés,
Taittinger pense à en faire bénéficier son environnement par des oeuvres
de mécénats social et culturel. En effet, si nos Grands Anciens avaient
limité leur générosité aux seules années de réelle prospérité, leur souvenir
serait moindre, leur réputation de grands altruistes serait moins grande.
Taittinger s'emploie à l'entretenir pour conserver le rayonnement des
vins de Champagne.
Une garantie de pérennité
La qualité d'un mécénat peut s'évaluer
à ses prolongements. Sa présence, son rayonnement dans le patrimoine local
le distinguent des actions de promotion purement publicitaires ou des
opérations de relations publiques médiatiques et de sponsoring qui n'ont
qu'un impact ponctuel. Une véritable oeuvre sociale ou culturelle se distingue
par sa pérennité, par la durée de son action qui perdure dans le temps
en conservant tout son intérêt. Non seulement les années qui passent inexorablement
n'en amoindrissent pas l'intérêt, mais encore elles en renforcent le souvenir.
Après les réalisations de Roederer et Moët & Chandon, Taittinger fit oeuvre
d'un mécénat social dont la ville de Reims se félicite toujours d'être
la bénéficiaire.
Un préventorium dans l'île de Ré
Cette longue histoire remonte à novembre
1926. Pierre Taittinger, alors Député de Paris, achète l'ancien hôtel
des Gouverneurs de l'île de Ré à Saint Martin à la demande de l'Abbé Coulom,
doyen de la paroisse qui rêvait d'affecter ce lieu prestigieux à une oeuvre
de bienfaisance. Panorama magnifique et climat revigorant en plein océan
incitèrent Pierre Taittinger à créer un préventorium. Le site s'agrandit
par l'acquisition de terrains voisins et de considérables travaux d'aménagement
s'étalèrent sur 3 ans.
Le projet attira une infirmière major de
la Croix Rouge, Christine Roques, qui quitta l'hôpital militaire de La
Rochelle pour diriger l'établissement. Le 14 juillet 1927, l'inauguration
officielle rassemblait les personnalités locales et gouvernementales avec
la bénédiction de l'évêque. Le préventorium marin prenait le nom de Louise
de Bettignies, une admirable infirmière victime des troupes ennemies en
1918.
Jusqu'en 1963, Christine Roques se montra
digne de la mémoire de son illustre collègue en accueillant des milliers
d'enfants de santé défaillante. Elle passa le flambeau aux Dominicaines
de Monteils qui souhaitèrent alors élargir le champ d'action de leurs
actions caritatives : certains bagnards du pénitencier local furent invités
à collaborer aux soins des malades. Le sanatorium devint alors un lieu
merveilleux où les enfants retrouvaient leur santé et les repentis se
réadaptaient à la vie sociale. Mais après quarante années d'élévation
progressive du niveau de vie, le nombre des enfants malades diminua et
il fut possible de penser à une autre oeuvre sociale.
Les enfants de Reims débarquent sur l'île de Ré
En 1967, Jean Taittinger est à mi-parcours
de son mandat de vingt ans à la tête de la mairie de Reims. II fait don
à sa ville de ce domaine de 12 hectares situé dans une île déjà
très convoitée des touristes, confirmant ainsi sa grande générosité naturelle.
Rebaptisée "La Grainetière", la Propriété
est alors aménagée par la Caisse des Ecoles en lieu de vacances pour enfants
de 8 à 10 ans. Mme Claude Taittinger devient vice-présidente de l'association
qui gère le centre et assume son entretien.
Quelquefois partagés avec d'autres associations,
les lieux sont réservés à la Caisse des Ecoles de Reims pour les vacances
d'été et les classes de mer.
Acheminés en autocars municipaux, ce sont
120 enfants qui débarquent pour chaque séjour de 3 semaines. Certains
découvrent l'océan et ses horizons sans fin pour la première fois. Tous
reviennent fortifiés par l'air marin pur et iodé, un climat vivifiant,
le soleil généreux et la joie de saines vacances. Voilà bientôt 40 ans
que le mécénat Taittinger met les vacances à la portée de tous les enfants
de la ville de Reims.
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