CHAMPAGNE : DES VIGNES AU PLAISIR

Arts & Lettres
(L'abus d'alcool est dangereux pour la santé)

31. Les charmes du 7ème art

Septième art partenaire du Champagne


      Le champagne et le cinéma entretiennent depuis longtemps des relations cordiales.
      La bouteille des grandes occasions ne pouvait qu'inspirer les artistes nouveaux, où se mêlaient l'illusionniste, le technicien et l'homme d'affaires. Chacun sait que les frères Lumière, au nom prédestiné, ont donné en 1895, sur les grands boulevards, la première séance de cinéma, mais on a oublié qu'ils ont tourné, l'année suivante, à Épernay, le premier film publicitaire de tous les temps, et que la vedette en était précisément le champagne !
      La Maison Moët & Chandon a ainsi "sponsorisé", longtemps avant qu'aucune loi Evin le lui interdise, l'invention même du cinéma. Ce coup de maître a été suivi de bien d'autres. Depuis, l'art numéro 007 a très souvent fait sauter le bouchon, sur le plateau et autour. Laurel et Hardy se disputent une bouteille de Piper-Heidsieck. Alfred Hitchcock lui-même a réalisé un film titré "Champagne". Les comédies américaines, musicales ou non, font la part belle aux vins de Champagne. Et l'on en finirait pas de citer toutes les scènes où le vin des rois sert le dialogue des personnages. En fait, l'art de l'instant et de l'émotion a naturellement rencontré le champagne à sa naissance : il ne l'a plus quitté.

Piper-Heidsieck, pour le bon cinéma

      Les Maisons qui ont construit la notoriété mondiale du champagne travaillent aujourd'hui à l'entretenir. Piper-Heidsieck est fidèle aux liens privilégiés qui se sont ainsi établis avec le cinéma. La Maison du boulevard Henry Vasnier a pris une initiative intéressante. Elle s'est associée au British Film Institute pour lancer une collection de films classiques. L'idée qui préside à l'entreprise est la suivante : de nombreux films célèbres n'existent plus que sous des formes altérées par le temps, par des impératifs commerciaux, ou même par des censeurs. Le British Film Institute se donne pour tâche de reconstituer ces films et de les restituer dans la forme originale, voulue par leurs auteurs. Richard Attenborough, cinéaste et président du British Film Institute, explique : "La collection des classiques du cinéma constituera une ressource précieuse :
nous sommes persuadés que le cinéma du passé a un bel avenir. Cependant, nous ne pourrons préserver ce patrimoine que s'il existe de nouvelles copies de ces films, présentées avec tout le soin et tout le sens de la mise en scène que de tels classiques méritent. C'est ce que nous permet le mécénat du champagne Piper-Heidsieck, puisque nous allons ensemble rassembler une collection unique qui aura bientôt un effet visible dans le monte entier
".
      L'entreprise est ambitieuse : la collection représente un investissement important et quatre ans de travail. Les quelque deux cents films que doit compter la collection seront projetés dans le monde entier lors de festivals, dans les cinémathèques, ou dans des cinémas spécialisés. Les programmes sont variés. Ils embrassent l'ensemble de l'histoire du cinéma. On y trouve des films muets comme des films récents, le critère de choix étant toujours la valeur artistique du film en cause. II va de soi que les cinémathèques de plusieurs pays collaborent au projet, le patrimoine cinématographique étant international par nature.

     Les premiers ouvrages ainsi restitués sont les films de la période anglaise d'Alfred Hitchcock, les premiers films du réalisateur japonais Akira Kurosawa, et les comédies musicales immortelles réalisées par Arthur Freed pour la M.G.M. Les travaux de restitution sont importants. Ainsi, pour le film muet d'Hitchcock "Blackmail" qui n'a pratiquement jamais été projeté, le B.F.I. a commandé une musique originale. Piper-Heidsieck a d'ailleurs reçu une récompense pour cette action de mécénat : le prix ABSA (prix Andersen pour le sponsoring des arts) a été remis à son Président, Jean-Pierre Giraud par le Prince Charles d'Angleterre en décembre 1992.
 
Son Altesse Royale, le Prince Charles remercie JP. Giraud, généreux mécène du cinéma
 

      Et ce partenariat très noble n'épuise pas l'activité de la Maison Piper-Heidsieck en faveur du cinéma. La Maison est très présente au festival de Cannes. Elle est aussi fournisseur officiel de la remise des oscars américains et des BAFTA awards anglais. La Maison apporte un concours actif à plus d'une douzaine de festivals de cinéma : Venise, Berlin, Londres, Saint-Sébastien, Sundance, San Francisco, Chicago, Boston et Tokyo ! Un prix Piper récompense chaque année des comédiens. Jodie Foster, John Cusack, Geena Davis et Angelica Huston en ont été les lauréats.

Bricout, le champagne des stars

L'équipe de la caméra cachée célèbre
le Champagne Bricout au Procope
 
      La Maison d'Avize fait partie des leaders du secteur CHR français. Elle a logiquement choisi d'entretenir la tradition de la fête. Les acteurs et les gens de cinéma ont à cet égard de la ressource. C'est que la fête est un moment d'intensité, un moment de vie forte. Et tous ceux dont le métier consiste à produire des émotions pour les livrer au public et les lui faire partager ont besoin de ces instants forts qui sont en même temps récompense et stimulation. Le champagne Bricout se veut "le champagne des stars" et la Maison consacre beaucoup d'énergie à préparer les fêtes des gens du spectacle.
 

     Elle a pris part au festival de Cannes pour la première fois en 1988. Ses vins ont été appréciés au dîner de la Nuit de l'affiche, au dîner du Festival de la bande annonce, et à celui de l'année européenne du cinéma présidé par Mme Simone Veil. La Maison a ouvert un club VIP et une "terrasse élégance de Bricout" où des émissions de télévision ont été tournées. II serait fastidieux d'énumérer les nombreuses vedettes qui ont ainsi pu goûter les charmes de l'hospitalité de la Champagne et de ses vins.
      Par ailleurs, la Maison Bricout participe très activement aux soirées du "tout Paris". Elle reçoit dans des restaurants à la mode les comédiens à l'occasion de leurs premières ou de leurs générales. Les écrivains aussi sont conviés. Ce sont là autant d'occasions de nouer des amitiés joyeuses et de faire connaître et apprécier les vins de Champagne. Là encore, il est difficile de citer tout le monde. Claude Rich et Pierre Brasseur ont "soupé" au célèbre café Procope au champagne Bricout. Au café des Capucines, ce sont les générales de "Tempo" et de "Et pendant ce temps les Japonais travaillent" qui ont été joyeusement fêtées. Chez "Charlot roi des coquillages", c'est Denise Grey et toute la troupe des galas Karsenty-Herbert qui ont fait la fête. Et ainsi de suite, sans fin et très généreusement. La Maison Bricout perpétue en fait une tradition vieille comme le champagne. Celui-ci doit assurément sa renommée à ses bulles merveilleuses, mais jamais cette renommée ne serait devenue mondiale sans le lustre des fêtes parisiennes de la Régence et jamais ces fêtes n'auraient eu ce lustre sans l'ardeur des courageux négociants champenois.

Charles de Cazanove, le 8ème art

      La marque d'Épernay que dirige Thierry Lombard a aussi entamé une politique de partenariat avec les arts, et tout spécialement le 7ème art. Celle-ci a commencé sur les pistes de Val d'Isère avec Val Rock 89. Ce fut un premier succès. En mai 1991, la maison a fêté le quarantième anniversaire des "Cahiers du Cinéma". C'était à Cannes, et les convives de ce repas mémorable, que l'on devine cultivés, ont orienté la marque vers la qualité cinématographique. Le prix Jean Vigo veut récompenser l'art cinématographique rigoureux, celui qu'aiment les cinéphiles.
 
Jean-Pierre Mocky et Thierry Lombard à la première
du film "Le mari de Léon"

     II encourage le talent et la générosité. La Maison a choisi de le parrainer, et elle a aussi contribué à la fête de son dixième anniversaire. Depuis, la marque a pris une part remarquée au festival de Cannes où elle a reçu tous les grands du cinéma dans un "club azur" et sur la plage du Majestic. Le champagne Charles de Cazanove a aujourd'hui une notoriété établie dans le monde du cinéma.
      Mais la Maison Charles de Cazanove ne veut pas seulement entretenir ou accroître sa notoriété. Elle veut promouvoir un certain "art de vivre", ce fameux "huitième art". Dans cet esprit, la marque a travaillé au rapprochement des grands chefs et des gens du cinéma. Après un tour de France gastronomique avec le critique Marc de Champerard, Thierry Lombard a convié à Cannes plusieurs grands cuisiniers dans l'esprit de rapprocher des talents complémentaires et qui embellissent la vie. II a aussi travaillé à la notoriété de la Champagne et des Champenois. C'est ainsi qu'en collaboration avec la mairie d'Épernay, la Maison a invité le cinéaste Jean-Pierre Mocky à tourner pendant une semaine dans la capitale du champagne. Celui-ci a présenté son film, "Le mari de Léon", au festival de Cannes et l'a projeté en avant-première aux Sparnaciens le 1er juin. De la même façon, des rencontres ont été organisées, à Cannes et Avoriaz entre des gens du cinéma, des journalistes et des Champenois. Toutes ces actions qu'inspirent un esprit de convivialité ont pour effet de stimuler, d'embellir la vie. "L'art est un bien infiniment précieux, un breuvage rafraîchissant" disait Charles Baudelaire.

2006 - Joseph Perrier parraine une avant 1ère à Reims d'Indigènes (prix de la meilleure interprétation collective à Cannes, prix François Chalais) pour aider au financement de la production.



Indigènes, film réalsé par Rachid Bouchard
26 septembre 2006


 

Jean-Claude Fourmon, Pdg de la Maison Joseph Perrier, remet au réalisateur Rachid Bouchareb, aux acteurs Samy Naceri , Sami Bouajila un magnum de cuvée royale brut
pour la qualité de leur film

 

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