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Le Champagne inspire le musicien |
29.
Au diapason de la musique
"Un musicien consciencieux doit se
servir du champagne pour composer un opéra comique. Il
y trouvera la gaieté moqueuse et légère
que réclame le genre".
Hoffmann |
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Les
champagnes sont des vins qui chantent et qui dansent. Et si
les vins de France, au fil des siècles, ont atteint une
perfection d'oeuvre d'art, les champagnes, fruit des terroirs
bénis des Dieux, ne peuvent être comparés
qu'à la musique. Il sont à eux seul un opéra,
ils en ont l'allégresse moussante et légère.
L'ouverture est joyeuse, l'explosion du bouchon
surprend, elle donne le ton et libère la jubilante énergie
; alors entre en scène le bondissant ballet des bulles
à la surface de la coupe. C'est une myriade d'explosions
minuscules qui libèrent les arômes, tout en tenant
le visage de l'amateur à distance. Mais le supplice ne
dure pas, au fil des secondes, le tempo change, le rythme se
ralentit, les ballerines s'apaisent, on passe de l'allegretto
à l'adagio. Enfin le vin ne se défend plus, il
s'abandonne, les lèvres le frôlent et le plaisir
du palais éclipse tous les autres. Le vin disparaît
alors et il n'en reste que l'esprit. |
Les
champagnes aiment la gloire, et la gloire se plaît en
leur compagnie.
Ainsi, Richard Wagner viendra
à Épernay à la demeure Trianon pour y retrouver
son ami le peintre Kietz qui était le portraitiste attitré
de la famille Chandon. Il en naîtra un chef-d'uvre
: l'opéra Tristan et Iseult dont Wagner trouva,
dit-on, l'inspiration en jouant sur l'orgue Cavaillé-Coll
du salon de musique dont le Château de Saran entretient
le souvenir.
CHAMPAGNE INSPIRATEUR DES MUSIQUE
ET CHANSONS
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