L’origine de l’éventail remonte à l'ancienne Egypte où le « flabellum ou esmouchoir » protège le souverain des mouches qui envahissaient le sud de la Méditerranée.
En Chine comme en Egypte, en Inde ou en Grèce, les premiers éventails se présentaient sous forme d'écrans, c'est-à-dire qu'ils ne pouvaient être ployés. En Grèce, l'éventail nommé « ripis » était en feuille de myrte, d'acacia ou de lotus. Au VIIe siècle les Japonais inventeront l'éventail plié, le " SENSU ", ou éventail pliant qui aurait été imaginé par un artisan japonais qui conçut cet objet en regardant les ailes d'une Chauve-Souris qui se ployaient et se déployaient. L'éventail est introduit en Europe par les Portugais et l'Italie adhérera immédiatement à cette nouvelle mode. Catherine de Médicis, puis Henri III et Henri IV l’a mis en vogue à la cour de France et Brantôme dans "la vie des dames galantes" lui donnera le nom d’éventail.
Sous Louis XIV, Colbert crée la corporation des éventaillistes.
Durant le XIXe, la France est le seul pays producteur en Occident et différencie ses styles en fonction des pays destinataires.
Au XIXe de grands noms s'illustreront, Edouard Manet, Renoir peignit des miniatures sur éventails, Pissaro réalisa 72 projets, Paul Gauguin 26, ou les Nabis comme Maurice Denis entre autres. Fin XIXème et durant les « années folles » éventails cotillons rivalisent d’élégance et de charme. L'éventail permettait aux peintres d'exprimer leur Art en partenariat avec les Maisons de champagne soucieuses d’illustrer leurs Grandes Marques dans le Monde.
Éventail Chambrelent avec Pierrot et Colombine (années 1930)
Éventail à monture d'ivoire, de
bronze ou de nacre de 1907.
De Maurice Leloir avec 5 poésies musicales de Xavier Privas.
Un heureux Chevalier est suivi de 4 grâces lui offrant couronne,
fleurs et une coupe de champagne Veuve Clicquot
(Éditeur Camis)