Cette étape
constitue l'ultime finition avant la commercialisation.
Les bouteilles rendues humides par leur séjour en caves
et les diverses opérations de dégorgement sont lavées
et séchées, avant d'aller vers la ligne d'habillage
où elles reçoivent successivement :
* une capsule
de surbouchage (ou "coiffe") en aluminium plastifié
(parfois encore en étaint) qui étreint le
bouchon
et une partie du col,
* une collerette enveloppante, apposée à la
base de la capsule de surbouchage,
* une étiquette, voire une contre-étiquette
collée sur les flancs de la bouteille,
* et parfois un médaillon ou une bande de corps. |
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Ainsi
parées, les bouteilles sont quelquefois enveloppées
- pour les plus grandes d'entre elles - dans du papier mousseline
ou une feuille de cellophane, avant d'être conditionnées
tête-bêche, dans des caisses ou des cartons de 6 à
12 unités, destinées à la vente particulière.
Ces dernières sont mises en palette et maintenues en place
avec un film en plastique pour la vente en grande distribution.
Elles peuvent aussi recevoir un sur-emballage en étui ou
coffret-cadeau en fonction des opérations commerciales
prévues. Certaines sont expédiées en caisse
traditionnelle en bois.
Appendice
: "Un édifice de l'histoire"
"L'exact Champagne" est boisson de princes qui vivent aux cours,
lieux de luxe de table. Les étiquettes proclament " cuvée
impériale."
P.
Hamp, Marée fraîche, vin de champagne, 1909.
La création de cet habillage devenu traditionnel
trouve ses origines au siècle dernier avec le souci
d'une présentation à la mesure de vins exceptionnels.
Le manchon du col a eu pour fonction de dissimuler les traces
de lies qui pouvaient subsister dans le goulot des bouteilles
dégorgées. L'ornement de la collerette évoque
explicitement les écharpes, cordons et autres décorations
dont aimaient se parer nos ancêtres. Il vise à
rendre le prestige et la gloire de ces ancêtres. Les
étiquettes les plus classiques conservent aujourd'hui
encore des calligraphies anciennes, utilisées jadis
pour écrire le nom sacré du roi, que par respect
l'on enveloppait de volutes. |
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Sous la pression
de la concurrence, et avec le savoir faire toujours plus
performant des imprimeurs et des services marketing, les
habillages sont devenus au fil des années toujours
plus recherchés et élégants à
l'image des grands vins de Champagne. |
Comme pour les autres
opérations, l'habillage est plus ou moins mécanisé.
Les bouteilles de prestige sont en général revêtues
à la main, en raison de leur forme spéciale et des
petites séries qu'elles représentent. Par contre,
les bouteilles standard sont habillées à la cadence
de 900 à 8.000 bouteilles/h sur un chantier comprenant
:
* un dépalettiseur
mettant en ligne les bouteilles dégorgées,
* une laveuse et sécheuse de bouteilles,
* une capsuleuse pour poser la coiffe,
* une habilleuse pour coller les différentes pièces
en papier de l'habillage,
* un poste de contrôle,
* une encartonneuse,
* un palettiseur à cartons. |
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Chaîne d'habillage de la Maison Gardet
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Tout au long de cette
ligne, au fonctionnement parfaitement réglé, le
moindre défaut est traqué et immédiatement
éliminé.
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