Champagne & Cinéma

31. Les charmes du 7ème art

 

Le champagne et le cinéma entretiennent depuis longtemps des relations cordiales. La bouteille des grandes occasions ne pouvait qu'inspirer les artistes nouveaux, où se mêlaient l'illusionniste, le technicien et l'homme d'affaires.

    

Chacun sait que les frères Lumière, au nom prédestiné, ont donné en 1895, sur les grands boulevards, la première séance de cinéma, mais on a oublié qu'ils ont tourné, l'année suivante, à Épernay, le premier film publicitaire de tous les temps, et que la vedette en était précisément le champagne !

La Maison Moët & Chandon a ainsi "sponsorisé", longtemps avant qu'aucune loi Evin le lui interdise, l'invention même du cinéma. Ce coup de maître a été suivi de bien d'autres. Depuis, l'art numéro 007 a très souvent fait sauter le bouchon, sur le plateau et autour. Laurel et Hardy se disputent une bouteille de Piper-Heidsieck. Alfred Hitchcock lui-même a réalisé un film titré "Champagne". Les comédies américaines, musicales ou non, font la part belle aux vins de Champagne. Et l'on en finirait pas de citer toutes les scènes où le vin des rois sert le dialogue des personnages. En fait, l'art de l'instant et de l'émotion a naturellement rencontré le champagne à sa naissance : il ne l'a plus quitté.



Affiches de Films



2006 - Joseph Perrier parraine une avant 1ère à Reims d'Indigènes (prix de la meilleure interprétation collective à Cannes, prix François Chalais) pour aider au financement de la production.


Indigènes, film réalsé par Rachid Bouchard
26 septembre 2006

 

Jean-Claude Fourmon, Pdg de la Maison Joseph Perrier, remet au réalisateur Rachid Bouchareb, aux acteurs Samy Naceri , Sami Bouajila un magnum de cuvée royale brut
pour la qualité de leur film




1992 - Piper-Heidsieck, pour le bon cinéma

Les Maisons qui ont construit la notoriété mondiale du champagne travaillent aujourd'hui à l'entretenir. Piper-Heidsieck est fidèle aux liens privilégiés qui se sont ainsi établis avec le cinéma. La Maison du boulevard Henry Vasnier a pris une initiative intéressante. Elle s'est associée au British Film Institute pour lancer une collection de films classiques. L'idée qui préside à l'entreprise est la suivante : de nombreux films célèbres n'existent plus que sous des formes altérées par le temps, par des impératifs commerciaux, ou même par des censeurs. Le British Film Institute se donne pour tâche de reconstituer ces films et de les restituer dans la forme originale, voulue par leurs auteurs. Richard Attenborough, cinéaste et président du British Film Institute, explique : "La collection des classiques du cinéma constituera une ressource précieuse :
nous sommes persuadés que le cinéma du passé a un bel avenir. Cependant, nous ne pourrons préserver ce patrimoine que s'il existe de nouvelles copies de ces films, présentées avec tout le soin et tout le sens de la mise en scène que de tels classiques méritent. C'est ce que nous permet le mécénat du champagne Piper-Heidsieck, puisque nous allons ensemble rassembler une collection unique qui aura bientôt un effet visible dans le monte entier
".

L'entreprise est ambitieuse : la collection représente un investissement important et quatre ans de travail. Les quelque deux cents films que doit compter la collection seront projetés dans le monde entier lors de festivals, dans les cinémathèques, ou dans des cinémas spécialisés. Les programmes sont variés. Ils embrassent l'ensemble de l'histoire du cinéma. On y trouve des films muets comme des films récents, le critère de choix étant toujours la valeur artistique du film en cause. II va de soi que les cinémathèques de plusieurs pays collaborent au projet, le patrimoine cinématographique étant international par nature.

Les premiers ouvrages ainsi restitués sont les films de la période anglaise d'Alfred Hitchcock, les premiers films du réalisateur japonais Akira Kurosawa, et les comédies musicales immortelles réalisées par Arthur Freed pour la M.G.M. Les travaux de restitution sont importants. Ainsi, pour le film muet d'Hitchcock "Blackmail" qui n'a pratiquement jamais été projeté, le B.F.I. a commandé une musique originale. Piper-Heidsieck a d'ailleurs reçu une récompense pour cette action de mécénat : le prix ABSA (prix Andersen pour le sponsoring des arts) a été remis à son Président, Jean-Pierre Giraud par le Prince Charles d'Angleterre en décembre 1992.

 

Son Altesse Royale, le Prince Charles remercie JP. Giraud, généreux mécène du cinéma
 

Et ce partenariat très noble n'épuise pas l'activité de la Maison Piper-Heidsieck en faveur du cinéma. La Maison est très présente au festival de Cannes. Elle est aussi fournisseur officiel de la remise des oscars américains et des BAFTA awards anglais. La Maison apporte un concours actif à plus d'une douzaine de festivals de cinéma : Venise, Berlin, Londres, Saint-Sébastien, Sundance, San Francisco, Chicago, Boston et Tokyo ! Un prix Piper récompense chaque année des comédiens. Jodie Foster, John Cusack, Geena Davis et Angelica Huston en ont été les lauréats.

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