Les
bouteilles sont remplies avec un vide de 5 cl maximum sous la
fermeture, puis bouchées. Elles sont ensuite descendues
en cave ou dans des celliers climatisés. Là elles
sont stockées horizontalement pour plusieurs années,
à l'abri des heurts, de la lumière et des courants
d'air, à une température fraîche et constante,
été comme hiver, comprise entre 9 et 12° C.
; celle-ci est idéale pour la prise de mousse : à
une température plus basse, celle-ci n'aurait pas lieu,
et à une température plus élevée,
elle serait trop rapide.
Les caves champenoises, selon certains historiens, auraient souvent
été construites dans d'anciennes crayères gallo-romaines ou médiévales. Pour la plupart oubliées
jusqu'au XVIIIe siècle,
elles ont été depuis aménagées et
agrandies.
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L'action de ranger les bouteilles couchées tête-bêche,
en tas, ou en caisse palette s'appelle l'entreillage. Les
bouteilles sont disposées sur des lattes de bois
qui constituent une séparation entre chaque rangée.
Ce système de lattes permet d'éviter un effondrement
éventuel de l'ensemble des bouteilles au cas où
l'une d'elles éclaterait sous la pression extérieure. |
C'est
à la suite de l'entreillage que la seconde fermentation
alcoolique va débuter. Les levures incorporées au
vin tranquille vont commencer leur action en agissant sur le sucre
également ajouté : elles vont transformer ce sucre
en alcool et en gaz carbonique. Le degré d'alcool augmente
alors de + 1,2 ° à + 1,3°. Les levures vont ensuite
se multiplier tout en créant un dépôt qu'il
conviendra d'éliminer par la suite. Le gaz carbonique créé
se dissout progressivement dans le vin en provoquant une lente
montée de la pression à l'intérieur de la
bouteille (6 kg/cm2). Cette montée en pression, importante
au départ, se réduit dans un délai de deux
mois. C'est ce gaz qui provoque la pression et le bruit caractéristique
à l'ouverture d'une bouteille de Champagne.
Effervescence
Vidéo 1'00 min
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Une clé de l'AOC
Champagne : |
| Appendice
: A propos de bouteilles... |
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Afin
de résister à cette pression, les Maisons de Champagne
utilisent des bouteilles de première qualité, faites
dans un verre inaltérable et sans défaut. Ce sont
les Anglais Henry Holden et John Colenet qui, en 1662, furent
les premiers fabricants en série de bouteilles "à
corps épais et long col". En France, ce n'est qu'à
la fin du XVIIe siècle, que les verriers du Nord et de
l'Argonne se mirent à fabriquer des bouteilles en verre,
noir et épais, en forme de pomme, puis de poires plus résistantes.
Aux XVIIIe et XIXe
siècles, la pression était l'ennemi n° 1 des
producteurs de vins effervescents de Champagne. Des explosions
en série et un taux de casse de 80 % ravageaient les entreprises
et obligeaient les ouvriers à porter en cave des masques
protecteurs du visage.
Aujourd'hui, la bouteille champenoise, de couleur vert foncé,
est conçue pour pouvoir résister à une pression
de 12 atmosphères, pèse 860 g, est renforcée
en son fond, pour faciliter son empilement à la verticale
lors de la " mise en masse " et accroître sa résistance
aux chocs.
Cette phase, la "prise de mousse", est cruciale pour la qualité
du futur vin ; trop rapide elle donne une mousse grossière
et manquant de persistance ; conduite lentement et sous une température
égale et fraîche, elle engendre une mousse fine et
durable.
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