C'est dans l'Énéide que, semble-t-il, apparait pour l'a première fois la mention d'un vin effervescent. (I, v. 738-739)
| Tum Bitiea dedit increpitans : ille impiger hausit Spumantem pateram et pleno se proluit auro... (Alors il passa à Bitias en l'invitant : celui-ci sans se faire prier Aspira la coupe écumante et s'abreuva dans l'or à longs traits...) |
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Certes, le banquet donné par Didon se déroulait à Carthage et le raisin africain gorgé de soleil se prêtait mal à la production de vins mousseux. Mais Virgile était de Mantoue, en Gaule cisalpine, et cette région produit encore l'asti spumunte... Au Xllle siècle Henri d'Andeli, trouvère normand, évoque le roi Philippe Auguste qui cite les vins de son royaume, à la manière du chef de guerre qui appelait à lui ses féaux chevaliers. Et il est question des vins d'Auvillers et d'Espernay qui sautent ensemble. Mais c'est en 1524 qu'un médecin humaniste châlonnais, Louis Vassé, parle expressément de vin pétillant dans un poème intitulé «Ad laudem Campaniae» (À la gloire de la Champagne). |
![]() Junon et Vénus dans l’Énéide (Virgile 1787-1824) |
| Vina coht spumea marcidus Bacchus : datque merum nobile gaudium Sit laetus bibo : nunc vinea spendicat (v.14-16) (Le Vieux Bacchus en soigne les vins pétillants Et le vin pur donne une noble joie, Que le buveur soit joyeux maintenant la vigne resplendit) |
Dom Pérignon Père
spirituel du Champagne |
Au XVIIIe siècle, l'abbé Delille (1738-1813) évoquera la mousse écumeuse du vin d'Ay dans le poème «Les trois règnes de la Nature». II est vrai qu'il avait entrepris une traduction de l'Enéide...
| Un Anglais aurait-il «inventé» les bulles ? |
| Champagne, 1er vin mousseux du Monde ? |