|
Saint-Evremond
(1614-1703)
Le Seigneur de Saint-Evremond : un grand amateur
de Champagne
Charles
de Marguetel de Saint-Denis, seigneur de Saint-Evremond est né vers
1614 à Saint-Denis-le-Gast.
Cadet d'une vieille famille de la noblesse française, il était
destiné à la magistrature mais choisit les armes
et appartint à l'état-major du prince de Condé jusqu'à la
Fronde. Il prit alors parti pour la Cour dont il devint maréchal
de camp en 1652. En 1661, à la découverte de sa Lettre
au marquis de Créqui sur la paix des Pyrénées
critiquant la politique de Mazarin il est disgracié par
Louis XIV puis obligé de s'exiler. Il trouva refuge en Hollande
puis en Angleterre.Il fut alors
bien accueilli à la
cour de Charles II et dans la société anglaise
fréquentant l'élite de l'Aristocratie et des
gens de lettres avec lesquels il partageait un engouement pour
le Champagne. L'usage du français était si répandu à l'époque
en Angleterre que Saint-Evremond ne se donna pas la peine d'apprendre
l'anglais. L'écriture fut son divertissement avec des
thèmes variés : littérature, histoire,
religion. |
|
Indépendant,
sceptique, parfois ironique, il rejeta tout esprit de système
et refusa les modes et appartint, par son attitude, au mouvement
libertin. Il envisageait de revenir en France, mais il s'attacha à Hortense
Mancini, duchesse de Mazarin, nièce du cardinal, qui avait
fui en Angleterre un mari jaloux. |
|
Saint-Evremond
resta en Angleterre, d'autant plus que le roi Guillaume III le
tenait en haute estime. Il mourut en 1703. quatre ans après la duchesse. Il
envisageait de revenir en France, mais il s'attacha à Hortense
Mancini, duchesse de Mazarin, nièce du cardinal, qui avait fui
en Angleterre un mari jaloux. Saint-Evremond
resta en Angleterre, d'autant plus que le roi Guillaume III le
tenait en haute estime. Il mourut en 1703 quatre ans après
la duchesse. Il est un des rares étrangers enterrés
dans la cathédrale de Westminster. Saint-Evremond homme
de goût, esprit de goût esprit libre, plein de finesse,
préoccupé d'abord de bien vivre, devint un écrivain
de talent, accumulant les pièces de circonstances. |
Ses
Réflexions
sur le génie du peuple romain (1662) annoncent Montesquieu. Son
Parallèle de M. le Prince et de M. de
Turenne comporte plus d'une leçon encore valable aujourd'hui,
ll disserte sur la comédie et la tragédie, participe
avec pertinence à la Querelle des Anciens et des Modernes,
influence Racine et admire Corneille ; sa correspondance est étincelante.
Il
s'est présenté
lui-même comme «un philosophe également éloigné
du superstitieux et de l'impie ; un voluptueux qui n'a pas moins
d'aversion pour la débauche que d'inclination pour les plaisirs».
Ce “libertin” sympathique n'est-il pas le portrait
type du parfait amateur de vins de Champagne ?
«Les vins de
Champagne sont les meilleurs. Soyez tempérant et délicat,
buvez peu de vin, mais excellent et le plus longtemps du même
qu'il sera possible.»
Extrait
de "Sentences et maximes" de St Evremond
Retour à la page précédente |
|