Dans les Cahiers de doléances d'Oger, on peut lire que
« malgré qu'il soit propriétaire, par les
dettes presque généralement contractées et
causées par les malheurs attachés à la culture
des vignes, le vigneron ne possède réellement rien
en propre et rentre dans la classe du serf attaché à
la glèbe; une heureuse récolte paie son travail,
la rente dont il est chargé, et rien de plus; une mauvaise
le prive de tout ».
Un tel constat s'applique alors dans toutes les paroisses exclusivement
viticoles, où le vigneron n'a même pas la ressource
de louer ses services à d'autres agriculteurs.
Les voies de communication laissent à désirer :
la navigabilité est incertaine sur la Marne, le réseau
routier insuffisant, mal tenu et très souvent impraticable
à la mauvaise saison, si bien que le commerce des vins
est parfois inexistant.
Dans les Cahiers de doléances de Vertus, il est demandé
« qu'il soit accordé à toutes les villes et
gros lieux, surtout dans les pays de vignoble, des chemins ou
routes d'embranchement sur les routes principales du royaume,
pour que la traite des vins puisse se faire pendant l'hiver, saison
où le commerce de cette denrée est le plus en activité
».