A la suite de l'assassinat le 28 juin à Sarajevo, capitale
de la Bosnie-Herzégovine, de l'héritier du trône
d'Autriche-Hongrie, l'archiduc François- Ferdinand de Habsbourg
et de son épouse, par Gavrilo Princip, un terroriste nationaliste
serbe, l'Autriche-Hongrie adresse un ultimatum de 48 heures assorti
de conditions rigoureuses à la Serbie le 23 juillet, après
s'être assurée du soutien de l'Allemagne.
La Serbie rejette l'ultimatum le 25, ce qui entraîne la
rupture des relations diplomatiques entre Vienne et Belgrade et
la mobilisation partielle de l'armée austro-hongroise.
Forte de l'alliance française réaffirmée
lors du voyage officiel de Raymond Poincaré en Russie,
cette dernière apporte son soutien à la Serbie,
le 25, pendant que la France et l'Angleterre font pression sur
l'Allemagne, afin d'obtenir la réunion d'une conférence
internationale.
L'Autrichie-Hongrie déclare la guerre à la Serbie
le 28, d'où la mobilisation générale de l'armée
russe en deux temps, les 29 et 30, en application de l'accord
de défense qui la lie à la Serbie.
L'Autriche-Hongrie adopte la même mesure, tandis que l'Allemagne,
qui se proclame « en état de danger de guerre »
adresse un ultimatum à la Russie, puis à la France,
le 31.