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CHARTE FISCALE
DES PROFESSIONNELS DE LA RESTAURATION & HOTELLERIE
Chapitre II
COMPTABILITÉS NON PROBANTES
Question
Quels sont les cas dans lesquels
le vérificateur peut rejeter la comptabilité et opérer
le rehaussement du résultat imposable ?
Réponse
Jusqu'à la fin de l'année
1986, l'Administration fiscale a pu mettre en oeuvre à l'égard
des contribuables dont la comptabilité était irrégulière
et ne présentait pas un caractère probant, une procédure
d'exception, prévue par l'article L 75 du Livre des Procédures
Fiscales, dénommée rectification d'office. L'article 81.1
de la loi de finances pour 1987 a abrogé à compter du ler
janvier 1987 cette procédure, afin de permettre, conformément
aux conclusions de la commission "AICARDI" un dialogue entre
l'Administration et le contribuable qui a régulièrement
souscrit ses déclarations.
Désormais
sous réserve du dépôt de ses déclarations par
le contribuable l'Administration doit, lorsqu'elle entend procéder
au rehaussement du résultat imposable, suivre la procédure
contradictoire, qui permet notamment au contribuable de porter le différend
qui l'oppose à l'Administration devant la Commission Départementale
des Impôts Directs et des Taxes sur le Chiffre d'Affaires.
Ceci n'interdit
pas à l'Administration de mettre en cause la sincérité
de la comptabilité, y compris dans les cas où celle-ci est
régulière en la forme. Mais dans ce cas, l'Administration
fiscale supporte, quel que soit l'avis rendu par la Commission départementale,
la preuve des redressements.
Cette preuve
est à la charge du contribuable dans deux cas :
* lorsque
la comptabilité n'est pas présentée,
* lorsque la comptabilité
comporte de graves irrégularités et que l'imposition est
établie conformément à l'avis de la Commission départementale.
Il est précisé
que des soldes de caisse accidentellement créditeurs ne sont pas
considérés comme une irrégularité grave.
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Commentaire de la Profession
Il n'y a plus de rectification
d'office.
La preuve
incombe toujours à l'Administration sauf en présence
d'irrégularités graves telles que :
* l'absence d'inventaire,
* les fausses factures,
* les omissions d'achats
et de recettes,
* et, bien sûr,
des caisses fortement créditrices avec des apports non justifiés.
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