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En 1357, la profession est réglementée par une Lettre royale, en 1415 un règlement sur l'activité de courtage est publié et en 1531, la profession devient une charge royale très convoitée (seulement 5 à Épernay en 1661). En 1696, le Roi de France publie un barème de tarifs qui s'impose à tous les Courtiers. Au XIXème siècle, l'activité est codifiée par la Bourse du Commerce de Reims et dès 1825, le Courtier exerce son activité sur des bases qui perdurent encore actuellement. Le Courtier entretient les relations entre les Vignerons qui exploitent plus de 90 % de l'aire délimitée d'AOC Champagne et les Maisons acheteuses des raisins et vins clairs indispensables à leur activité. Il favorise en particulier un partenariat pluriannuel entre les Vignerons et les Maisons en établissant un contrat généralement applicable pour une durée d'au moins quatre années qui renforce un réel partenariat. Les achats complémentaires de vins clairs restent, par contre, des opérations ponctuelles pour lesquelles le Courtier constate l'accord du Vigneron vendeur et de la Maison acheteuse sur la qualité, les volumes concernés et le prix. Dès l'accord conclu, il adresse aux deux parties une "confirmation de transaction" qui précise les conditions convenues qui s'imposent ensuite aux parties prenantes sans contestation possible. Les Courtiers jouent un rôle essentiel pour la bonne organisation des enlèvements de moûts dans les pressoirs à la vendange (titres de mouvement, etc.) et contribuent à entretenir les bonnes relations qui s'imposent entre les Vignerons et les Maisons durant toute l'année. Ils établissent souvent les factures pour le compte des Vignerons et réalisent la ventilation du règlement des Maisons auprès de chacun des livreurs de raisins pour le montant et à la date d'échéance prévus. Les
devoirs et obligations du Courtier sont codifiés dans leur charte
de déontologie dont la teneur doit être explicitement acceptée
par chacun de ses nouveaux membres avant que l'autorisation d'exercer
lui soit accordée par la Préfecture (carte de courtier de campagne)
et le CIVC (carte de courtier de champagne). Cette charte
reflète en particulier les exigences morales qui sont essentielles
pour exercer correctement cette activité délicate. Se
sont succédés à la Présidence du Syndicat des Courtiers (SPCVC)
depuis sa création en Juin 1941 :
2001 Yves FOURMON |
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